Faisons connaissance…
Posté par unauteur le 6 juin 2008
Laissez vagabonder votre souris
Didier, Lou, Marine, Noëlla, Marc.
Les rencontres toutes proches…

Mardi 9 février 19h00: Café littéraire à la Brasserie Thiriez ESQUELBECQ
Samedi 13 février dès 15h00 : Espace Culturel Leclerc SECLIN
La littérature ce n'est pas la “pose” de l'écrivain. La littérature, c'est la vie même, ce n'est pas du flan. Ce n'est pas le monde des salons où on se vautre. L'écrivain “s'ex-pose” suffisamment dans son oeuvre, se vide, s'offre aux autres, il ne se prête pas. Ce qu'il offre ce sont ses tripes à l'air et celle des autres. En deçà pas d'écriture. Il cherche, il gratte, il fouille, sa mémoire, son entourage, des situations, l'histoire. Il arrache au passé ses vérités, faute parfois de connaître l'avenir. Je n'opposerai pas les auteurs entre eux car ce serait bien vain, ce sont pour moi des amis, mais ce que je sais, c'est qu'il y a du texte, ou pas, qu'il y a du souffle, ou pas, qu'il y a de la vie qui se communique ou pas, qu'il y a de l'idée et de la vérité, ou pas, qu'il y a de l'amusement, ou pas. Les uns auront tout, c'est le rêve. Les autres ne feront que la moitié du chemin. Et c'est déjà bien. Le lecteur aura toujours le dernier mot. Celui qui lit a tous pouvoirs. L'écrivain, quant à lui, est dedans, le nez dans le guidon, il ne voit pas plus loin que son œuvre et certainement encore moins sa portée. “Pardonnez-lui, car il ne sait pas ce qu'il fait!” Engagement de l'écrivain? Pour répondre aux détracteurs de l'engagement, aux pleutres qui redoutent le monde des idées, des idéaux et des cris: Oui, engagement total de l'écrivain dans son œuvre, la nuit, le jour, en marchant, en parlant avec Mme Michu, en faisant son marché, saisissant au vol une première phrase, ou celle de la fin, se levant au matin, plein de “bruit et de fureur”. Engagement…oui parce qu'il ne peut écrire sans effroi…sans l'effroi que lui renvoie le doux bruissement du monde ou ses fracas. La stupeur d'exister contre tant de violence et de combattre encore pour rester vivant. Voilà l'engagement… C'est aussi faire suer son entourage parce qu'on a une idée et qu'il FAUT l'écrire…pardonnez-nous très chers… A moins de tout cela, écrire, c'est faire de la broderie de demoiselle…
Bétina Daquin, auteur de “Danser au bord des abîmes”
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